Le Chemin du Puy-en-Velay

lundi 3 août 2015
par  Jean-François
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Pèlerinages vers Saint-Jacques de Compostelle
Le Chemin du Puy-en-Velay ou Via Piodensis



Le Puy-en-Velay, avec sa cathédrale Notre-Dame et le sanctuaire de Saint-Michel d’Aiguilhe, est un très haut-lieu de pèlerinages, l’un des plus grands de France, depuis le IXe siècle. Ce fut en ce grand sanctuaire marial, que se rendit en pèlerinage Isabelle Romée, la mère de sainte Jeanne d’Arc, pour confier à Notre-Dame la mission confiée par Dieu à la toute jeune fille pour sauver la France.

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On comprend que la ville ait en outre été et soit toujours le point de départ du chemin du Puy : la « Via Podiensis », allant vers Saint-Jacques de Compostelle, ouverte par l’évêque du Puy en 950, est l’une des quatre grandes voies- décrites dès le XIIe siècle- qui conduisent au « Camino Francès », au « chemin français » cheminant en Castille en direction du grand sanctuaire espagnol de Saint Jacques.

Saint Jacques, frère de saint Jean l’évangéliste, fut au nombre des apôtres les plus proches de Jésus, un des trois privilégiés, avec Pierre et son jeune frère Jean, qui assistèrent à la Transfiguration de Notre-Seigneur, fêtée le 6 août : « En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère, et les emmena à l’écart sur une haute montagne. Alors il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la neige. » (lire Matthieu, 17. 1-9).

Saint Jacques le Majeur fut aussi présent au temps de l’agonie, au jardin de Gethsémani. Il subit le martyre à Jérusalem, en 42 ou 43, sur l’ordre d’Hérode Agrippa. Ce sont ses précieuses reliques qui, à Saint Jacques de Compostelle, sont à l’origine d’un des plus grands pèlerinages de la Chrétienté, avec ceux de Rome et de Jérusalem, ouvert par l’évêque du Puy Godescalc en 950 ou 951.

Le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle a une portée et une dimension européennes et témoigne de ce que fut la Chrétienté durant des siècles. Toute l’Europe chrétienne a cheminé vers saint Jacques.

Les quatre chemins principaux recensés en France de longue date, depuis le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud, moine poitevin de Parthenay-le-Vieux ayant vécu au XIIe siècle : la via Podiensis, au départ du Puy-en-Velay, en passant par Cahors, la via Turonensis, au départ de Paris, en passant par Tours, la via Lemovicensis, au départ de Vézelay, en passant par Limoges, la via Tolosane, au départ d’Arles, en passant par Toulouse. Ces quatre chemins principaux se prolongent au-delà de la France même, en de multiples ramifications.

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Chemin de foi et de conversion, chemin de retour sur soi et donc de retour vers Dieu, il le fut pour des centaines de milliers d’hommes, chemin de foi et de conversion, chemin d’intériorisation et en même temps d’ouverture à son prochain, il le fut, avec les nombreuses hospitalités chrétiennes, hôpitaux, hébergements et refuges qui jalonnent ses routes, avec les actes et gestes des saints qui vinrent eux aussi témoigner de la Présence et de la Miséricorde divines.

Foi des chemins de Saint Jacques qui furent un des instruments spirituels de la Reconquête chrétienne espagnole sur les hérésies musulmanes et les envahisseurs maures, foi des chemins de Saint Jacques aujourd’hui encore, face au rejet obsessionnel de Dieu par nos sociétés matérialistes. Oui, les chemins de Saint Jacques n’ont pas seulement une dimension et une vocation culturelles et touristiques : ils sont d’abord et avant tout chemins vers Dieu.

A tel point que de nombreuses haltes sur le chemin sont elles-mêmes des sanctuaires et lieux de pèlerinages.

Quelques saints sur le chemin du Puy, entre Le Puy-en-Velay et Conques

Saint Bénilde et Saint Noël Chabanel à Saugues, Saint Fleuret à Estaing, Bienheureux François d’Estaing, Sainte Foy à Conques

Quelques pèlerinages sur le chemin du Puy, entre Le Puy-en-Velay et Conques

Notre-Dame d’Estours à Champels, commune de Monistrol d’Allier, Saint Bénilde à Saugues, Notre-Dame de la Sentinelle à Nasbinals, Saint Fleuret à Estaing, Sainte Foy à Conques

Informations complémentaires

Saint Roch

Saint Bénilde

Notre Dame de la Sentinelle

Saint Fleuret

Les évêques français et espagnols du Chemin de Compostelle signent une lettre pastorale commune qui vise à redonner le sens spirituel de ce chemin de foi qui a façonné l’Europe

« Mgr Marc Aillet a accueilli la rencontre des évêques français et espagnols du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Ensemble, ils publient une lettre pastorale qui vise à redonner le sens spirituel de ce chemin de foi qui a façonné l’Europe.
Dans quel contexte cette rencontre intervient-elle ?

« Initiée par Mgr Barrio Barrio, évêque de Compostelle (Espagne), la première rencontre a eu lieu en 2009 à Ronceveau. Leur but est de promouvoir ensemble, Français et Espagnols, une pastorale commune d’évangélisation sur le Chemin de Saint-Jacques. Ce Chemin a une spécificité : c’est un chemin de foi et de communication de la foi. Depuis le Moyen-Age, d’une certaine façon, il a façonné l’Europe, en partageant les valeurs issues de l’Evangile, à travers les pérégrinations de tant de pèlerins chrétiens. Il semblerait qu’un certain nombre d’associations culturelles, laïques et parfois laïcistes, que des Tour Operator s’emparent du Chemin et le vident un peu de sa signification spirituelle pour en faire un chemin touristique et culturel comme un autre.

Quelle est la posture de l’Eglise ?

La question est : « Comment faisons-nous du Chemin un chemin d’évangélisation pour aujourd’hui ? », sachant que 70% des personnes qui s’engagent sur le Chemin de Saint-Jacques ne le font pas pour des motivations religieuses. Mais on sent qu’entreprendre ce Chemin, c’est manifester une certaine quête de sens, chercher un nouveau souffle dans sa vie, rompre avec les rythmes accélérés de la société d’aujourd’hui pour marcher au rythme de la Création, au pas de l’homme. Les témoignages abondent pour nous dire que se vivent de vraies rencontres sur le Chemin, avec Dieu et avec le Christ.

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Quelles formes concrètes cela prend-il ?

A travers des moyens et des outils communs, notre but est de sensibiliser les communautés chrétiennes traversées par le Chemin à recevoir les pèlerins dans un esprit de disponibilité et d’accueil humain et chrétien, et d’en profiter pour annoncer l’Evangile. La première journée s’est déroulée, entre évêques, à Bayonne. Le lendemain, nous avons marché 1h30 de Donibane Garazi vers Saint-Jean-Pied-de-Port. Pour la première fois, nous avions convié des acteurs du Chemin : ils ont partagé des expériences d’accueil, dans leur diocèse. Il en ressort trois nouveautés. La première est que le site Webcompostella, complètement refondu, devient l’instrument de communication des évêques du Chemin de Saint-Jacques, pour les pèlerins et les accueillants. Les diocèses concernés par le Chemin sont donc invités à y adhérer et à fournir du contenu. La deuxième est un accueil francophone ouvert, depuis le 1er juillet, à Saint-Jacques de Compostelle. Jusqu’au 15 octobre, il y aura, par quinzaine, un prêtre et trois hospitaliers pour accueillir les pèlerins. Ce qui manquait cruellement. Cela permet désormais de rediriger les personnes vers leur communauté initiale, même si elles ne la connaissent pas et de les inviter à un « après pèlerinage ». La troisième est une lettre pastorale promulguée ensemble. C’est la première que les évêques français et espagnols du Chemin signent ensemble une lettre pastorale, bilingue, à l’attention des pèlerins et des accueillants.

Que préconisez-vous dans cette première lettre pastorale ?

Notre idée est que le dernier tampon de la créanciale ne soit pas celui de Saint-Jacques mais celui de la paroisse du pèlerin. C’est une invitation pour lui, qu’il soit lié ou non à sa paroisse, à aller trouver son curé et de lui faire tamponner la dernière case. Tous les diocèses sont concernés parce que les pèlerins viennent de partout ! C’est une manière de mettre en lien celui qui a fait une expérience forte, personnelle et ecclésiale, avec sa communauté chrétienne. Le prêtre peut l’inviter à témoigner et l’aider à poursuivre son chemin intérieur. La Lettre se présente en trois parties : « Le Chemin comme expérience personnelle » : pour celui qui est en quête de sens, pour (re)découvrir les racines chrétiennes de l’Europe, pour le pèlerin chrétien qui approfondit sa foi. Puis « L’Eglise, une communauté en chemin » : voir comment l’Eglise est communauté qui accueille et accompagne. Et enfin, la dimension missionnaire avec « Le Chemin, dynamisme évangélisateur » : comment le pèlerin chrétien devient missionnaire pour les autres pèlerins, comment les accueillants ont le souci d’annoncer l’Evangile et comment le pèlerin qui a fait l’expérience d’arriver à Saint-Jacques retourne chez lui pour annoncer l’Evangile. C’est le fruit de plusieurs années de rencontres et surtout celui d’un travail de fourmi accompli par quantité d’acteurs du Chemin que ces rencontres permettent de fédérer et de reconnaître. J’ai beaucoup insisté en cela lors de la messe des pèlerins célébrée à Saint-Jean-Pied-de-Port, avec tous les acteurs du Chemin présents. J’ai souligné qu’ils accomplissaient un véritable ministère au service des pèlerins, que non seulement l’Eglise les remercie mais qu’elle les envoie en mission ».

Source :

église catholique évêques français et espagnols du chemin de Compostelle

Militia Christi

La Militia Christi est une association de droit pontifical relevant du Conseil pontifical pour les laïcs qui succéda, après le concile Vatican II, à l’Ordre chevaleresque de la Milice de Jésus Christ, fondé au 13e siècle dans la mouvance de Saint Dominique. Forte de sa longue tradition, cette association perpétue l’idéal chevaleresque et vit de la spiritualité dominicaine.

La France est l’une des six provinces d’implantation de la Militia Christi, qui est également présente en Belgique, en Espagne, au Bénin, au Togo et au Liban.

Tous les jours, du 12 juillet au 16 août 2015, accueil des pèlerins, invitation à la prière, offices liturgiques, enseignements spirituels, musique sacrée, visite commentée, pause créanciale, renseignements pratiques, à Montbonnet (chapelle Saint-Roch), Saint-Privat d’Allier, Monistrol d’Allier et Saugues.

Site à consulter :

militia christi

Communautés d’accueil dans les sites artistiques (CASA)

Les Communautés d’accueil dans les sites artistiques regroupent des guides bénévoles âgés de 18 à 35 ans, qui accueillent tout l’été les visiteurs dans les sites artistiques et religieux en France ; 19 sites concernés, dont Conques, Cahors et Vézelay sur le chemin de Saint Jacques. Rejoignez-les !

Site à consulter :

guide casa


Portfolio

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