Notre-Dame de Pontoise et le voeu de Pontoise

jeudi 22 août 2019


Pèlerinage à Notre-Dame de Pontoise
le 8 septembre 2019



Le célèbre pèlerinage à Notre-Dame de Pontoise aura lieu le 8 septembre 2019, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie, avec la traditionnelle procession du voeu de Pontoise, en témoignage de reconnaissance, depuis 1638.

Programme

9h30 Rencontre des jeunes à l’évêché
14h00 Messe à la cathédrale Saint-Maclou
15h30 Descente en pèlerinage à Notre-Dame de Pontoise :
Procession avec bannières des paroisses présentes
Procession des trois cierges du vœu de Pontoise
16h00 Arrivée à Notre-Dame de Pontoise
Pèlerinage individuel au pied de la statue de Notre-Dame
Sortie : Temps festif pour tous sur le parvis

Église Notre-Dame de Pontoise

« L’église Notre-Dame est une église catholique paroissiale située à Pontoise, en France. Son importance vient essentiellement du tombeau de saint Gauthier, et d’une statue de la Vierge à l’Enfant de la seconde moitié du XIIIe siècle, réputée miraculeuse, qu’elle abrite en son sein. L’église actuelle prolonge aussi le souvenir d’une splendide et vaste basilique de style gothique rayonnant, qui par ses dimensions et la qualité de son architecture impressionnait fortement les contemporains, et qui était l’une des plus grandes églises de France. Très peu de vestiges en restent, dont la Vierge, quelques fragments de dalles funéraires, et des tapisseries qui ne se trouvent plus dans l’église. Déjà partiellement détruite en 1437 puis reconstruite, la basilique venait juste d’être agrandie quand elle a péri pendant le siège de Pontoise en juillet 1589.

Cela explique que les moyens manquaient pour construire une église plus grande après la catastrophe : On dût se contenter d’édifier une église provisoire, dont la conception répond avant tout aux impératifs d’une mise en œuvre rapide et économique, avec des voûtes de bois. Son style Renaissance simplifié manque de grâce, mais l’architecte Nicolas Le Mercier laisse quand même une création intéressante non dénuée de qualités esthétiques eu égard aux contraintes. Aussi l’église a-t-elle traversé les siècles contrairement à l’idée initiale, et bénéficié de quelques embellissements. L’église Notre-Dame a été inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 19262 et restaurée extérieurement entre 2000 et 2010.

Vierge à l’Enfant XIIIe et Vœu solennel de 1638

La statue de la Vierge à l’Enfant qui se trouve dans la chapelle à droite du porche est de la plus haute importance, et ceci sur plusieurs plans. On peut citer d’abord son âge, car elle peut être datée du milieu ou du troisième quart du XIIIe siècle. Comme on peut le constater sur le statuaire d’avant le XIVe siècle, la posture est raide, et l’Enfant a les traits d’un adulte, mais les traits de la Mère sont déjà très humains, et elle est attachante pour l’affection maternelle qu’elle exprime. Deuxièmement, la statue représente l’un des tout derniers vestiges de la basilique détruite en 1589, dont elle garnissait le trumeau du portail du bras nord du transept, près de l’actuelle fontaine. Fine et élancée, avec une hauteur de 210 m, la statue a vraisemblablement été conçue pour cette position. Elle remplace une précédente statue mentionnée dans une charte de 1231, qui devait se trouver à l’intérieur de l’église, car il y avait un tronc à côté et les fidèles y faisaient brûler des chandelles et des cierges. Troisièmement, la statue a joué un rôle considérable dans l’histoire de l’église Notre-Dame et de la ville de Pontoise, car l’immense basilique accueillait un important afflux de pèlerins venant spécialement pour lui demander son secours, et ce pèlerinage a motivé l’agrandissement de la basilique après la guerre de Cent Ans pour en faire l’une des plus vastes églises de France. Des personnalités illustres furent parmi les pèlerins, et lors des périodes difficiles de l’histoire, même la ville de Paris l’implora pour qu’elle intercède en sa faveur. Les murs de la petite chapelle sont tapissés d’ex-voto, et la dévotion pour la Vierge reste aujourd’hui tout aussi vivace, plus que dans n’importe quel autre lieu du diocèse.

L’inscription la plus touchante qui se trouve dans la chapelle date de l’épidémie de peste qui toucha Pontoise au mois d’août 1638. Le 28 août, la population est déjà bien décimée, et en ultime recours, les échevins restés en ville appellent par le son des cloches les habitants à l’hôtel de ville. En compagnie du grand-archidiacre du Vexin français François d’Aguillanguy, le petit cortège se rend ensuite vers le porche de l’église Notre-Dame, et se jette à genoux devant la statue de la Sainte-Vierge pour prononcer un vœu dont le long texte a été consigné pour la postérité. Les habitants adressent d’abord une prière de louanges à la Vierge, puis lui font un nombre de promesses : tous les ans, le 8 septembre jour de la Nativité de Marie, trois flambeaux de cire d’un poids de vingt livres seront processionnellement portés à l’église ; les habitants ne consommeront pas de viande la veille de la fête de l’Immaculée Conception ; une « image d’argent » d’une valeur de six cents livres sera commandée pour l’église pour publier les bienfaits de la Vierge et la reconnaissance des fidèles ; et une image de Marie sera affichée sur chacune des portes de la ville. Il est intéressant qu’ils croient nécessaire de citer un argument pour persuader la Vierge d’exaucer le vœu : l’épidémie trouble et empêche la célébration du culte pour son fils Jésus-Christ. Ensuite l’assistance se recommande à la Vierge dans le nom de tous les habitants de la ville et de ses faubourgs, et se dit de sa famille et de son domaine par ce vœu solennel et ce nouveau droit d’adoption. La délivrance de la peste est chose faite à la mi-octobre, et Pontoise revit enfin, chacun étant surpris de se retrouver avec l’espérance de pouvoir goûter encore quelques jours de la vie.

La plaque d’origine a été cassée par un acte de vandalisme le 17 mars 1737, et une nouvelle plaque a été posée le jour de la Nativité de la même année. Le vœu des habitants a été renouvelée le jour de la Nativité de 1838 sous la présence de Louis Blanquart de Bailleul, évêque de Versailles. On trouve aussi un ex-voto de la ville de Paris, qui porte l’inscription : « Amour et Reconnaissance à N.D. de Pontoise, la ville de Paris délivrée de la peste en 1580 ». Cette plaque a été remplacée le 12 septembre 1875. Les pèlerins de Paris figurent par ailleurs comme signataires d’un épitaphe du 11 mai 1879, qui rappelle le souvenir de Jean-Baptiste Aubert, curé de Notre-Dame de Pontoise de 1779 à 1792, et mort pour la foi dans la Prison des Carmes, où il a été assassiné. — Parmi les pèlerins de la Vierge de Pontoise, a aussi été Anne d’Autriche (1601-1666), qui confia le poste d’abbé commendataire à Walter Montagu, ancien attaché à l’ambassade anglaise de Paris, qui s’était converti au catholicisme en 1635. Son engagement pour la religion catholique lui valait l’emprisonnement dans la tour de Londres en 1641, puis de 1643 à 1647, quand il fut expulsé du royaume à sa sortie. Il se réfugia en France et rejoignit la reine Henriette Marie. La confiance et l’estime qu’avait en lui Anne d’Autriche furent récompensées dans un premier temps par l’abbatiat de Nanteuil, mais c’est dans la chapelle Saint-Gauthier de l’abbatiale Saint-Martin de Pontoise qu’il fut enterré en 1677, sa mort étant survenue le 5 février à l’Hôpital des Incurables de Paris. Sa dalle funéraire en marbre noir a été transférée auprès de la Vierge de Pontoise. Louis Régnier souligne qu’il fut un abbé commendataire modèle, instaurant la réforme de Saint-Maur dès 1655, et se montrait, comme son épitaphe le dit, un saint prêtre du Christ. Il était d’une haute charité et venait à l’aide de nombreux compatriotes exilés, sans distinction de religion »

Sites à consulter

paroisse Pontoise

wikipedia