Saint Pierre Fourier à Mattaincourt

lundi 30 novembre 2015
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Pèlerinage à Saint Pierre Fourier
en la basilique de Mattaincourt (Vosges)
Les 7 juillet de chaque année
Vénération et prières le 9 décembre



Mattaincourt, dans la plaine des Vosges, non loin de Mirecourt, sa ville natale, est un haut lieu de la vie très méritante de Saint Pierre Fourier (1565-1640) et de la bienheureuse Alix Le Clerc.

Pierre Fourier, curé de Mattaincourt durant trente ans, fut le fondateur de la congrégation enseignante des sœurs de Saint-Augustin de Notre Dame, congrégation de chanoinesses régulières destinée à l’instruction gratuite des jeunes filles pauvres. Sa réputation morale s’étendit à toute la Lorraine, lui que l’on qualifia de « surintendant moral de la Lorraine » et de « Bon Père ». Grand pédagogue, très attentif à l’instruction des enfants et aux soins à leur porter, on lui attribua l’invention du tableau noir dans les écoles.

Saint Pierre Fourier avait pour devise : « Ne nuire à personne, être utile à tous ! ». Il fut béatifié en 1730 et canonisé en 1897

Le pèlerinage à la basilique de Mattaincourt, qui abrite le tombeau de saint Pierre Fourier a lieu chaque année le dimanche le plus proche du 7 juillet, date de son ancienne fête liturgique, à présent fixée au 9 décembre, jour anniversaire de son départ pour la Patrie céleste.

Informations

Rectorat de la Basilique
4, Place du Centre
88 500 MATTAINCOURT
03 29 37 00 97

Musée Saint-Pierre Fourier
Place Chanoine Marchal
88 500 MATTAINCOURT
03 29 37 07 75 - Fax 03 29 37 12 85

Saint Pierre Fourier, fondateur de la Congrégation de Notre-Dame

« C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, “afin qu´autant de fois ils se souviendraient d´eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d´une vertu médiocre”.

Pierre mit généreusement à profit ces leçons : ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. A quinze ans son père le conduisit à l´Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres : “Ou il prie, ou il étudie.”

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin : il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d´études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères ; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu´après quarante ans on s´en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d´amour pour DIEU et le prochain, il se met à l´oeuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

Attentif au bien des âmes, il l´est aussi à celui des corps : il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, pour la sauvegarde desquels il fonde la Bourse Saint-Evre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l´un ses couvertures, à l´autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit : “Je suis content. Je prie DIEU de bon cœur, pour l´honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent !”

Mais c´est surtout pour les enfants qu´il déploie son affectueuse sollicitude. Aussi lui rendent-ils amour pour amour. A la vue de l´insuffisance de l´instruction, il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l´enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l´Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame.

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine, mais empoisonna ses derniers jours ; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s´exiler en Franche-Comté et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

Réfugié à Gray, Pierre Fourier y fit ce qu´il avait toujours fait ; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain. En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu´il avait tant de fois répétées : “Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine !” C´était le 9 décembre 1640 ».

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 478

Ne vous affligez si fort, je vous prie, pour tant de petites brouilleries qui arrivent les unes sur les autres, tout cela se fait ainsy par la permission de Dieu qui vise à notre avancement et plus grand bien ; tâchons seulement à prendre le tout en bonne part, et faire pour luy ce qui sera notre possible, à la bonne foy, et avec intention sincère et droicte et ferme espérance en sa bonté paternelle, et il parachèvera le reste en temps opportun."

(Saint Pierre Fourier - Lettre aux religieuses de Nancy)

Bienheureuse Alix Le Clerc

Samedi 15 mai 2010 à 11h00, une plaque a été dévoilée à Nancy au numéro 9 de la rue Maurice-Barrès, à la mémoire de la Bienheureuse Alix le Clerc.

Cet hommage est à mettre au crédit de l’association des Amis de Pierre - Alix, avec l’appui de la Ville de Nancy et l’accord de la congrégation Notre-Dame.

Depuis la fondation lorraine d’il y a quatre siècles, des milliers de femmes se sont engagées dans le sillage du charisme éducatif des origines de la congrégation Notre-Dame. Actuellement, des Filles d’Alix le Clerc sont présentes dans 43 pays sur les cinq continents.

L’immeuble du 9 rue Maurice-Barrès - entre la cathédrale et la place Stanislas - est bâti sur l’emplacement du premier grand monastère de la congrégation Notre-Dame. Construit en 1617 dans la nouvelle ville voulue par le duc Charles III, il prospéra jusqu’à la Révolution. C’est là qu’à sa mort, en 1622, Alix le Clerc fut inhumée dans un cercueil de plomb. Après bien des recherches infructueuses, il fut mis au jour fortuitement par des étudiants en 1950, dans la cave d’un garage. C’était 3 ans après les fêtes romaines de sa béatification intervenue en mai 1947. Le reliquaire contenant les restes de la Bienheureuse est désormais conservé à la cathédrale Notre-Dame depuis le 14 octobre 2007.

Ce samedi, le maire de Nancy, accompagné d’une importante délégation de soeurs de la congrégation Notre-Dame venue du monde entier et de Mgr Papin, évêque de Nancy & Toul, a inauguré la plaque commémorative. A la suite du rappel historique de l’action éducatrice de la romarimontaine Alix le Clerc a été gravée la profession de foi d’Alix : « Le zèle de l’instruction est le sujet de ma vocation ».

Soeur Christelle Michaux, présidente de l’association des Amis de Pierre - Alix, a remercié tous ceux qui ont oeuvré à l’organisation de cette manifestation, notamment le président du syndic de l’immeuble situé sur l’emprise du monastère de la congrégation Notre-Dame. Notre président avait découvert avec intérêt et surprise qu’il habitait « dans la maison d’une sainte » à l’occasion de la translation des reliques en 2007.

Supérieure générale de la congrégation Notre-Dame, soeur Marie-Alexia, a cité un proverbe : « La beauté d’une main est dans les doigts. La beauté d’Alix se reflète dans les congrégations qui perpétuent son oeuvre ». Puis elle a appelé à ses côtés les représentantes des congrégations qui ont essaimé dans le monde entier avec qui elle a chanté un cantique en l’honneur de Dieu et de la Bienheureuse. Un moment d’intense ferveur salué par Monseigneur l’évêque qui a confessé s’arrêter souvent devant la châsse d’Alix le Clerc à la cathédrale pour y prier. « C’était une grande mystique qui n’avait pas cherché à s’évader du monde mais était totalement engagée dans la société » soulignait Mgr Papin en guide de conclusion à cette cérémonie d’hommage. »

Sites à consulter :

histoire patrimoine bleurvillois Mattaincourt

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