Saint Ferréol à Nexon et saint Yrieix à Saint-Yrieix-la-Perche

dimanche 13 mars 2016
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Ostensions limousines 2016
Saint Ferréol à Nexon le 17 avril 2016
Saint Yrieix à Saint Yrieix-la-Perche le 5 juin 2016



Les ostensions limousines, dont l’origine remonte aux IXe et Xe siècles, permettent de vénérer les nombreux saints qui ont vivifié le Limousin tout entier, c’est-à-dire tout le département de la Haute-Vienne et quelques contrées limousines avoisinantes.

Chaque Ostension de saint comporte ses particularités et son rituel, comprenant toujours une grande procession associant les habitants de la ville attributaire et une célébration eucharistique solennelle. La ville de Limoges vénère cette année saint Martial, saint Aurélien, saint Loup et sainte Valérie.

La ville de Nexon fêtera saint Ferréol, son Saint Patron, 15e évêque de Limoges, le dimanche 17 avril 2016.

La cité arédienne, Saint Yrieix-la-Perche, honorera Saint Yrieix, le fondateur de la cité, le dimanche 5 juin 2016.

Programme des Ostensions de Saint Ferréol à Nexon
  • Samedi 19 mars 2016 à 17h30

aura lieu la montée du drapeau, croix rouge sur fond vert, au sommet de l’église de Nexon
.
Cette cérémonie précèdera la célébration de la messe.

À 21h concert à l’église

Cérémonies des Ostensions sous la présidence de Monseigneur François KALIST, évêque de Limoges

  • Dimanche 17 avril 2016

Point de rassemblement à 14 h sur le parking du restaurant Massy
(17 avenue Charles de Gaule).
14h15 Mot d’accueil

14h30 Départ de la procession

Arrêts :

  • chapelle des Garennes
  • résidence du Parc (maison de retraite)
  • place Fratellini Arrivée au parc du Château : 16h30 Messe en plein air.

Exposition
dans les écuries du Château« Nos Saints Patrons »

Dimanche 5 juin 2016 Ostensions de Saint Yriex

14h Rassemblement place de la Nation,
14h15 Accueil des participants par Mgr François Kalist

14h30 Départ de la procession
Arrêts : Place des Droits de l’Homme
Place du Marché
Place du Moustier

15h45 Place Attane
Exposition des reliquaires
Évocation de la vie de Saint Yrieix
Appel des Saints Patrons portés en Ostensions.

16h30 Célébration eucharistique par Mgr François KALIST dans la collégiale.

17h30 Salle Attane. Vin d’honneur

Vie de saint Ferréol

« Ferréol, limousin de pure souche honoré pour avoir été un saint évêque de Limoges.
On doit à l’historien Grégoire de Tours le peu de choses qu’on connait de lui. Né au 6e siècle, il aurait témoigné très tôt d’une vie exemplaire et pieuse. Désireux de vénérer les reliques des Apôtres et des Martyrs, il aurait entrepris un voyage à Rome au retour duquel il aurait été sollicité pour prendre la direction du Diocèse de Limoges. Par ses prières, ses jeûnes et sa dévotion à Saint Martial, il aurait obtenu l’arrêt d’une grave épidémie qui affectait la région. Il prit la défense des Limousins contre les sanctions financières de l’administration royale, tout en s’interposant face aux violences et en évitant le lynchage d’un officier royal.

Il s’attacha à construire des lieux de culte et procéda à la restauration de l’église qui, à Brive, abritait les restes de Saint Martin l’Espagnol et qui avait été incendiée.
Ferréol participa à deux grands Conciles dont celui de Macon (585-591). Il était lié d’amitié avec Saint-Yrieix dont il présida les obsèques en 592. Il mourut le 18 septembre 597 dans cette extrême fin du 6e siècle.

La tradition dit qu’il fut enterré dans l’église Saint Paul à Limoges. Ses restes furent ensuite transférés dans la nécropole épiscopale, en l’église Saint Augustin. À une date difficile à préciser, ses restes ont été mis au château de Lastours, avant d’être confiés à l’église de Nexon qui conserve, depuis le Moyen-Âge, le « Chef de Saint Ferréol ». Son buste-reliquaire, joyau admirable est en cuivre doré, repoussé, ciselé et gravé, orné d’émaux champlevés.
Cette pièce d’orfèvrerie fut exécutée en 1346, dans l’atelier d’Aymeric Chrestien, à la demande de Brugeria, chapelain de l’église de Nexon. »

Vie de Saint-Yrieix

« Aredius, devenu peu à peu Yrieix par déformation orale, naquit à Limoges vers 516 dans une famille aristocratique gallo-romaine. Il était l’aîné des trois enfants de Jocundus et Pélagie, ses parents très chrétiens. Éduqué dans son jeune âge par le premier abbé de Vigeois, il fut ensuite envoyé à la cour du roi franc d’Austrasie, Théodebert 1er, où il fut ordonné prêtre par Nizier, évêque de Tréves. C’est dans cette ville que, lors d’un office, une colombe vint se poser sur l’épaule du jeune homme et elle recommença chaque jour durant un mois. Ce prodige signifiait, aux yeux des hommes, que le jeune prêtre était habité par l’Esprit Saint.

C’est ainsi que nous le voyons représenté avec la colombe sur les vitraux et dans les tableaux. Vers 530, à la mort de son père, Yrieix retourna auprès de sa mère et ils s’installèrent dans leur domaine d’Attanum (sur l’actuelle place Attane).

C’est alors, selon sa biographie, qu’il se serait retiré en ermite dans une grotte voisine, au lieu-dit La Rochette, bien connu des Arédiens, Sur les instances répétées de Pélagie, il finit par revenir auprès d’elle pour faire de sa villa une petite communauté religieuse. Son testament, daté de 572, nous en précise les contours : l’établissement est, en particulier, placé sous l’autorité du monastère de Saint-Martin de Tours le plus prestigieux saint de la Gaulle d’alors. L’évêque de Tours, Grégoire, auteur d’une monumentale « Histoire des Francs » évoque à plusieurs reprises le personnage d’Aredius qu’il présente comme un collecteur passionné des reliques.
Le monastère d’Attane comprenait deux églises, dédiées à Saint Julien et à Saint Hilaire.

Après la mort d’Aredius, l’endroit devint un lieu de pèlerinage, attirant marchands et artisans qui seront à l’origine d’un gros bourg qui prendra le nom de Saint-Yrieix d’Attane. La dénomination actuelle de « La Perche » n’apparaîtra qu’à !a fin du. Moyen Âge, peut -être par référence à un parchemin signé de Charlemagne d’où les chanoines arédiens tenaient leur légitimité.

Pour en revenir à Saint Yrieix, on peut dire que ce fut, en son temps, un « humanitaire » avant la lettre. Appliquant le message évangélique du Christ, il venait au secours des indigents et on lui attribua, de son vivant, de nombreuses guérisons.

Cependant il quittait très souvent son monastère et effectuait de nombreux pèlerinages à Tours, sur le tombeau de Saint Martin , mais aussi au Puy-en-Velay, à Poitiers où il fut ami du poète Fortunat, et en Bourgogne où il se fit le médiateur lors de conflits politiques, car il s’investissait toujours en faveur de la paix.

Aredius mourut le 24 août 591, malade de dysenterie nous dit-on. Son corps fut inhumé dans la basilique Saint-Hilaire qu’il avait fait construire et qui se trouvait vraisemblablement à l’emplacement de la collégiale actuelle. Témoin de sa célébrité, l’évêque de Limoges, Saint Ferréol, vint en personne assister à ses obsèques.

Comme le pape de cette époque n’était encore que l’évêque de Rome, c’est la vox populi (la renommée) qui fit d’Yrieix un saint pour l’éternité. Après sa mort, nous dit encore son biographe du VIIe siècle, de nombreux miracles continuèrent de se produire sur sa tombe. Aredius était toujours invoqué pour la guérison des aveugles et des paralytiques, ainsi que pour la détection des sources. La fête patronale de Saint Yrieix est célébrée le 26 août. »

Sites à consulter

reconquête française saint Martial et les ostensions limousines

saint Aurélien ostensions limousines 2016