Pèlerinage sur les pas du Père Marie-Antoine

mardi 7 juin 2016


Pèlerinage sur les pas du Père Marie-Antoine de Lavaur
à Notre Dame de Rocamadour
Sur les pas du Père Marie-Antoine
Les samedi 11 et dimanche 12 juin 2016



L’association pour la mémoire du Père Marie-Antoine de Lavaur, l’APMA, organise un pèlerinage sur les pas du Père Marie-Antoine () à Rocamadour, Salviac et Lascabanes, là où le Père se rendit en missions. Si la France est parsemée de sanctuaires chrétiens dédiés à la gloire de Dieu, de la Vierge Marie et de grands saints qui les ont aimé et servi, elle compte aussi un très grand nombre de saints, bienheureux et hommes de foi méconnus des hommes et fort aimés de Dieu. Il doit en être ainsi du Père Marie-Antoine de Lavaur, dont la vie fut toute entière consacrée à Dieu et à convertir les pécheurs. Sa foi, son dévouement sans limite pour les pécheurs, les pauvres et les enfants s’exprimèrent dans ses œuvres : homme d’écriture, il écrivit un grand nombre d’ouvrages édifiants, tel les « Grandes Gloires de saint Antoine de Padoue et les miracles du pain des pauvres », qui rappelle une part de la vie de saint Antoine de Padoue, qu’il contribua largement à faire connaître et vénérer (livre qui fut sa meilleure vente avec un tirage, toutes éditions confondues jusqu’en 1932, de plus de 600 000 exemplaires). Homme de foi, ses prêches, notamment dans de nombreux sanctuaires de pèlerinages, attiraient et amenaient à la conversion nombre de pécheurs et de non croyants : il prêcha notamment aux pieds de Notre-Dame de Rocamadour la retraite de septembre et y introduisit en 1859 la pratique, qu’il étendit ensuite à Lourdes dès 1863, des processions aux flambeaux, alors inexistante en France.

Le corps du Père Marie-Antoine repose dans la chapelle du couvent des Capucins qu’il a fondé en 1861, à Toulouse, Sa cause a été introduite à Rome en 1928 par le cardinal Saliège, archevêque de Toulouse, et Mgr Ceserac, archevêque d’Albi. L’association pour la mémoire du Père Marie-Antoine (APMA), a été créée en 2003 pour préparer et animer l’année du Centenaire, en 2007, faire connaître son oeuvre et sa vie et accompagner le procès de béatification.

Un pèlerinage sur les pas de ce grand et très humble serviteur de Dieu conduira les pèlerins à Rocamadour, Salviac, et Lascabanes, où le Père fut conduit en mission, rejoignant le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et l’église Saint-Jacques le Majeur de Salviac,où une nouvelle statue de saint Antoine de Padoue sera inaugurée, afin de remplacer celle qui fut détruite lors de travaux. Une halte aura également lieu en l’église de Lascabanes où le prêtre, le P. Jean-Jacques Kerveillant, lave chaque jour à 17h les pieds des pèlerins, renouvelant le geste de Jésus la veille de sa douloureuse Passion.

Le départ est prévu en car depuis le Christ-Roi à Toulouse, les samedi 11 et dimanche 12 juin. Les personnes venant du Lot, de l’Aveyron et d’ailleurs pourront également participer à ce pèlerinage en s’y rendant par leurs propres moyens.

Programme
  • SAMEDI 11 JUIN

8h00 -Départ de Toulouse
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11h00 Rocamadour : Messe en la Basilique
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12h30 -Déjeuner salle à manger du Château
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15h00-Chemin de croix ou chapelet et visite des lieux de
jour
.
18h00 -Laudes dans la crypte Saint-Amadour (sous la
Basilique)
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19h15 -Dîner
.
20h30 -Point-contact et retrouvailles
.
22h00 -Visite nocturne commentée par le P. Ronan de
Gouvello, recteur
.

  • DIMANCHE 12 JUIN

7h30 -Petit-déjeuner en commun
.
8h30 -Départ pour Salviac
.
9h45 -Visite de l’église et du Trésor par Alain Faucon maire de Salviac
.
11h00 -Messe anniversaire, en l’église Saint-Jacques-
le-Majeur, des 120 ans de l’installation du culte de saint Antoine de Padoue par le P. Marie-Antoine. Bénédiction de la nouvelle statue, offerte par les Sœurs Missionnaires Franciscaines de Marie à Toulouse.

12h00 -Présentation de l’Exposition du Centenaire
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12h30 -Apéritif et repas champêtre sous la Halle
.
14h45 -Départ pour Lascabanes et sa jolie chapelle sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, où le P. Marie-Antoine mena une mission. Accueil par le P. Jean-Jacques Kerveillant. Temps de prière

.17h.15 -Départ pour Toulouse après un goûter
.
19h30 -Arrivée prévue à Toulouse

Informations

APMA 25 rue de la Concorde, 31000 Toulouse –
Tel. 05 61 62 65 81
apma1@orange.fr

Prière du pèlerin avant le départ (prière du Père Marie-Antoine)

« Seigneur, qui as fait traverser la mer Rouge à pied sec aux enfants d’Israël
et qui as envoyé une brillante étoile aux Rois Mages pour conduire leurs pas,
accorde-nous un voyage heureux et un temps propice,
afin qu’accompagnés de ton saint Ange,
nous arrivions heureusement au but de notre pèlerinage et au port de l’éternelle patrie.

Seigneur, qui as conservé sain et sauf Abraham ton fils pendant son long pèlerinage,
garde-nous pendant celui que nous commençons.
Sois notre force dans la fatigue, notre secours dans le danger et notre abri contre les rigueurs de la température,
porte-nous dans tes bras tout au long du chemin,
sauve-nous de tous périls et fais-nous arriver heureusement
au but de notre pèlerinage et au port du salut.

Ô Seigneur, entends nos prières.
Au milieu de toutes les embûches de la vie, couvre-nous de ton amour tout-puissant,
et fais qu’en suivant les traces du divin Agneau
que Jean-Baptiste, le saint précurseur, est venu montrer à la terre,
et en marchant ainsi sur le chemin du salut,
nous méritions d’aller le contempler dans la gloire où il règne avec toi et le Saint-Esprit,
dans les siècles des siècles.

Que le Seigneur nous dirige dans la voie de la paix et de la prospérité,
Et que l’ange Raphaël nous accompagne sur le chemin,
Afin que nous puissions revenir dans nos demeures
pleins de joie, de santé et de bonheur.

Marchons en paix. Au nom du Seigneur. Amen »

Eléments de biographie du Père Marie-Antoine

Source : Association pour la mémoire du Père Marie-Antoine de Lavaur

« Les Toulousains l’ont canonisé de son vivant, ce Capucin né à Lavaur. Sa cause a été introduite à Rome en 1928 par le cardinal Saliège, archevêque de Toulouse, et Mgr Ceserac, archevêque d’Albi. Sa béatification paraissait imminente dans les années qui précédaient la guerre, le décret sur ses écrits a été publié le 28 mai 1941, faisant de lui un « Serviteur de Dieu ». Depuis, sa cause est comme « ensablée », et le Père Marie-Antoine à peu près oublié. Pas pour ceux qui s’arrêtent en passant, continuant à déposer fleurs et cierges, et leurs prières, sur son tombeau dans la chapelle du Couvent de la Côte-Pavée à Toulouse. Le couvent qu’il a fondé à 36 ans, aujourd’hui propriété des Carmes, respectueux de cette présence au cœur de leur vie.

50 ans durant, le Père Marie-Antoine -géant à longue barbe, bure usée tenue à la taille par une corde, le crucifix planté dans la corde, un regard qu’on n’oublie pas, le sourire joyeux, maniant le patois comme le latin - a parcouru Toulouse en tout sens, toujours en quête d’âmes à ramener à Dieu, et de bienfaits à prodiguer aux pauvres et aux malheureux . Toulouse, mais aussi tout le sud de la France -34 départements, missionnaire capucin jusqu’à la moelle des os, à Rome ou en Terre Sainte. Il a aimé Toulouse passionnément, et la France dont il disait avant de mourir : « Ce que je n’ai pas pu faire sur terre, je le continuerai au paradis. Jusqu’à la fin des temps je veillerai, j’intercéderai pour mon beau pays de France ». On disait de lui que « s’il ne faisait pas de miracles à Lourdes » où il a amené à la Vierge les premiers grands pèlerinages, introduit la retraite aux flambeaux, la prière nocturne ou la procession du Saint-Sacrement, « il aidait Marie à les faire ».

2007 a été l’année du centenaire de sa mort. Et voilà qu’il débarque dans nos mémoires sans souvenirs, sur cette terre de France qu’il a pris soin de marquer de son passage : il n’est pas, sur nos places, aux carrefours de nos chemins, une Vierge, une Croix, qui ne soient la marque non de ses missions, mais du règne de Dieu, disait-il. Un pauvre capucin qui, à force d’amour, soulevait les acclamations, arrachait à Dieu des faveurs qui déchaînaient des foules innombrables, les plongeaient dans les eaux de la pénitence, les jetaient aux pieds de Marie, sa Bonne Mère et sa puissante protectrice. »

Sa personnalité

Un tempérament, d’une énergie surprenante, à la vertu exceptionnelle, au verbe puissant, généreux, des charismes multiples, très averti des besoins d’une humanité en manque, créatif dans l’action, qui laissa derrière lui un long sillage de lumière. »

Sa formation

Il a fait ses études secondaires au séminaire de l’Esquile à Toulouse. Apôtre déjà et depuis toujours meneur d’hommes, il crée avec ses amis séminaristes, l’Association des Hôpitaux et des Prisons, celles des Petits Savoyards et des Enfants de l’Ariège, puis l’Association des Petits Métiers. Trop jeune pour être ordonné, il demeure à l’Esquile comme surveillant et professeur tout en commençant ses classiques de théologie.

Son premier ministère

Il reviendra souvent à Saint-Gaudens, refaisant le chemin de croix qui conduit à la chapelle du Bout-du Puy, où il entendit l’appel franciscain.

Après son ordination, il est nommé vicaire à Saint-Gaudens, y fonde la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, la Congrégation des Enfants de Marie, l’Association pour la Jeunesse, la Congrégation des Servantes et des Filles de la campagne. Il se dévoue aux pauvres –une constante dans sa vie-, reconstruit la chapelle de saint Gaudens. Un fervent du Chemin de Croix du sanctuaire de N.-D. du Bout-du-Puy.

Le missionnaire capucin

C’est à la neuvième station du Chemin de Croix qu’il entend l’appel de Dieu : il entrera chez les Capucins, par le noviciat de Marseille. Il devint très vite le grand missionnaire, l’apôtre puissant du Midi qui suscita tout au long de sa vie de nombreuses vocations et opéra une foule de conversions, improvisant toujours sur un canevas sommaire longuement médité, qui lui valut d’atteindre souvent les hauts sommets de l’éloquence. Il mena de villes en villages des missions qui se comptent par centaines. C’est à sa détermination que l’on doit que la belle statue dorée de Notre Dame des Mers à Sète puisse être érigée sur le clocher de Saint Louis pour laquelle elle a été faite, que soit achevée l’église de l’Immaculée Conception dans un faubourg de Toulouse, ou l’édification de la gracieuse chapelle de Notre Dame de Consolation, vers la fin de sa vie, à Lavaur qui l’a vu naître.

Le fondateur du couvent de Toulouse en 1861

Jusqu’à la fin de sa vie sa résidence, tandis qu’il continue, pendant le chantier, à donner ses prédications dans un hangar voisin, et, très vite, dans les églises de Toulouse et des environs où il est appelé. Les pauvres connaîtront le chemin du couvent pour ses soupes chaudes et consistantes, mais surtout pour ce « Père Antoine » qui sait les aimer. …/…

Il y terminera ses jours avec le Frère Rufin son vieux compagnon devenu à peu près aveugle, dans un couvent désert, une église dépouillée, sans autels ni images sacrées, à l’exception de la grande Vierge demeurée pour les garder. Un couvent qu’il est seul à défendre et duquel personne n’ose l’expulser. Apparemment abandonné de tous, il aura cependant –on est en 1907- des obsèques triomphales, son cercueil porté par les notables de la ville, et en présence 50.000 mille personnes. L’évaluation de la foule présente suivant les sources : …/… accourues de la ville et des environs ! Une reconnaissance, une réconciliation, un pardon, une espérance. D’abord enterré au cimetière de Terre-Cabade, sa dépouille, parfaitement conservée, exhumée dans le cadre du procès en béatification, est ramenée au Couvent en 1935. Le Bulletin Municipal de Toulouse relate l’évènement en 15 pages et de nombreuses photos, et titre : « La béatification du P. Marie-Antoine, le plus grand moine du siècle »

Le résistant

Les persécutions de 1880 et l’exil pour ses frères, les campagnes anticléricales violentes, l’expropriation et l’exil de 1400 congrégations de religieux et religieuses en 1903, le trouveront sur la brèche, défendant avec une sainte énergie son couvent de Toulouse. « On aura beau me mettre en prison, je n’y n’entrerai pas seul : la liberté y entrera avec moi. On aura beau m’exiler, je n’irai pas seul en exil, la liberté y viendra avec moi ». Sa voix est forte, cinglante, la presse catholique se fait volontiers l’écho de ses protestations, et il ne craint pas d’aller avec son papier dans les rédactions. Il manie tour à tour l’ironie et l’indignation, démasque l’hypocrisie, dénonce les expulsions de ces pauvres soeurs, moines, dépouillés de leurs couvents, dont les tristes caravanes sillonnent les routes de l’exil. « Ceux qui veulent un monde sans Dieu, ceux qui nient Dieu, et qui croient que ce grand mouvement de l’humanité en marche est pour eux, se trompent ».. Et encore : « Quel prix faudra-t-il que tu paies, toi l’homme moderne, pour apprendre à tes dépens où est le bon choix, entre Dieu et le vide de Dieu ? Entre Dieu et ce qui remplace inéluctablement Dieu, ces idoles que sont le pouvoir, l’argent, le sexe, combien plus exigeantes ! »

L’apôtre de Marie

Sainte Bernadette Soubirous.

Il la prêcha dans tous les lieux célèbres de pèlerinages, y compris à La Salette, à Lorette, Monserrat, Rome, Jérusalem, et, bien sûr, Lourdes, et Rocamadour, et Livron et Garaison…A Lourdes, il se fit le grand ouvrier de l’Immaculée. Il a conversé avec Bernadette, prêché pendant la construction de la Basilique. Il fut le fondateur et

l’aumônier perpétuel de deux groupes du pèlerinage national créé par les Assomptionnistes, Montauban et les Campagnes de l’Aude. Il est l’orateur de Lourdes pour toutes les grandes circonstances. Le célèbre prédicateur dominicain des Carêmes de Notre-Dame de Paris, le P. Jacques Monsabré, s’exclame en l’entendant : « Voilà comment nous devrions prêcher !« Inaugurant la »Croix de France" à Lourdes,
où il soulève la foule.

Le confesseur infatigable

Il passe des nuits entières au confessionnal durant ses missions, et à Lourdes où il s’est fait, suivant son expression, le « brancardier des âmes ». Sur les dalles de la Grotte, jusqu’aux travaux récents de sa restauration, une inscription a rappelé une de ses conversions célèbres et le baptême qui s’en est suivi dans la grotte même. Il a le don de ramener dans les cœurs la paix, l’amour de soi et des autres, qui n’est qu’un aspect de l’amour de Dieu.

Le commis-voyageur de saint Antoine de Padoue

On lui doit la restauration du culte de son saint Patron, en qui il voyait le champion ardent de la pauvreté, le contemplatif et le merveilleux apôtre. Il conçut pour lui une dévotion très tendre et s’appliqua à le faire connaître, malgré les difficultés de l’époque. A partir de 1893 et la fondation, par une pieuse lingère de Toulon, Louise Bouffier, d’une œuvre caritative pour « nourrir les pauvres avec le pain de Saint Antoine » : à la suite d’une lettre qu’il reçoit de Louise et qu’il fait insérer
dans la Semaine Catholique de Toulouse, reproduite par la presse religieuse de tous les pays, l’on voit partout se dresser la statue d’un Saint Antoine très coopératif, placé comme le portier de Jésus à l’entrée des églises, avec des troncs destinés à recevoir les demandes et les promesses, les offrandes et les actions de grâce. Les paroisses, les communautés religieuses, les oratoires privés voient affluer les dons, et leurs oeuvres s’y alimentent, une manne pour la multitude des pauvres qu’il faut secourir. Le P. Marie-Antoine, devenu le commis-voyageur de saint Antoine, est sur tous les chemins, réclamé à Poitiers, Sète, Reims, Nice, Nancy, Bordeaux, Nîmes, ou au Sacré-Cœur de Montmartre. Une supérieure du Tiers-Ordre a pris sur elle l’administration matérielle des aumônes qui arrivent au couvent, il en résulte une œuvre complexe dans laquelle pointent toutes les œuvres sociales qui seront créées par la suite. …/…

L’ami des pauvres

Toute sa vie, il a aimé les pauvres, les a secourus, et n’a jamais laissé une souffrance sans soulagement ni remède. Et ce, dès le petit séminaire, puis à Saint-Gaudens. Les témoignages sont nombreux, et parlants. Ensuite avec l’Œuvre. Il ne peut sortir sans être accosté par les hommes et les femmes en difficulté : demandes d’emploi, d’une recommandation, une démarche pour une affaire délicate, toutes les charités, qui entraînent une correspondance énorme. Il répond à chacun, recommande, donne des adresses, ayant bien peu à donner lui-même, qui vit dans une extrême pauvreté. Son impuissance à secourir toutes les misères est sa plus cruelle souffrance, « le grand martyr de ma vie », disait-il.

Une œuvre publiée abondante

Le P. Marie-Antoine a beaucoup écrit. Avec cette emphase d’une époque marquée par le romantisme, il affectionne les tours poétiques, les phrases vivantes et imagées, il excelle à exprimer les sentiments du cœur. Une écriture sensible, ardente, éprise de beauté. Il faudrait un volume entier pour citer seulement les passages qui parlent d’amour. Et cependant concret, les leçons pratiques, les exercices ne sont jamais oubliés.

Ont été publiés près de 80 livres ou brochures, 138 ouvrages et opuscules, 112 fascicules de prédication, 1960 lettres… Citons Le Concile et l’Infaillibilité, Le Manuel du bon français, Le Lys immaculé de Marie, Bataille d’un pauvre capucin contre les fils de Satan, La Bienheureuse Bernadette, le Livre d’or des proscrits, La Sainteté facile à tous, L’Amour n’est pas aimé, Le Christ ou la dynamique, Les Grandes Gloires de Saint Antoine de Padoue, La Sainte amitié, Mon dernier cri d’amour et mes dernières volontés, Lettres à sa famille, le P. Marie-Antoine orateur… …/…

Le saint de Dieu

Par ses actes, par son obéissance qui dirige ses actes -ses supérieurs sont unanimes-, par la parole, par ses vertus, par la prière, et un amour, pour Dieu et ses frères qui consume son cœur : ceux qui l’ont approché, les pauvres gens en particulier, ne s’y sont pas trompés. En mission, il se multiplie en offices, chemins de croix, oraisons. Ne dormant que deux ou trois heures, il passe ses nuits à écrire et prier, le premier au chœur pour matines. Dans les presbytères, il se contente souvent d’un fauteuil, ou même d’un plancher, dédaignant le lit. Les mortifications sans affectation sont devenues son style de vie au quotidien, et la conséquence de son grand détachement et oubli de soi. Il voyage avec un misérable sac de lustrine noire, son habit est usé, râpé, rapiécé, à peine suffisant pour le préserver du froid, il refuse tout vêtement neuf sous prétexte qu’il est trop raide pour ses épaules. Un dénuement qui apparaîtra encore davantage quand, les dernières années, ses admirateurs ne se feront pas scrupule de tailler des reliques dans ses vêtements. « Je suis bouilli et rôti », dira-t-il dans un haussement d’épaules à qui observe les dégâts. »

Association pour la mémoire du Père Marie-Antoine de Lavaur

« L’année 2007 a marqué le centenaire de la mort du Père Marie-Antoine de Lavaur, missionnaire capucin, à l’état civil Léon Clergue, qui s’est éteint le 8 février 1907 à l’âge de 82 ans. On l’appelait déjà, il n’avait pas 40 ans, le Saint de Toulouse. Cette année anniversaire s’est clôturée le 8 février 2008 à la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse en présence des archevêques de Toulouse et d’Albi, du provincial des Capucins de France, de dix-huit prêtres et religieux et d’une nombreuses assistance.

L’Association pour la mémoire du Père Marie-Antoine, APMA, a été créée pour préparer et animer l’année du Centenaire, réveiller sa mémoire et accompagner le procès de béatification.

Pour vous qui souhaitez nous rejoindre, apporter votre témoignage, votre concours, échanger, obtenir des informations ou faire un don, vous pouvez :

  • réagir dans le forum Internet de l’association (cliquer sur l’icône dans la barre de menu ci-dessus).
  • écrire directement à l’association : APMA, 25 rue de la Concorde, 31000 Toulouse (bulletin d’inscription disponible à la rubrique « Notre action »)
  • envoyer un courriel à la Présidente (email : a.p.m.a @ free.fr).

Le corps du Père Marie-Antoine repose dans la chapelle du couvent des Capucins qu’il a fondé en 1861, 33 avenue Jean Rieux à Toulouse, aujourd’hui couvent des Carmes déchaux (suite à un échange en 1999 avec le couvent du 2 rue d’Aquitaine dont les Capucins ont pris possession). Son tombeau n’a cessé de faire l’objet d’une grande dévotion populaire. La chapelle est très accessible de 8 h. à 21 h..
Le procès de béatification du Serviteur de Dieu, introduit en 1928 à Rome par le cardinal Saliège, archevêque de Toulouse et Mgr Cézerac, archevêque d’Albi, Castres et Lavaur, a été réouvert en juillet 2008. »

Sites à consulter

APMA

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