Démarche de pélerinage

samedi 13 avril 2013
par  Jean-François
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La démarche de pèlerinage




Pourquoi partir en pèlerinage ?

« Les pèlerinages évoquent notre marche sur terre vers le Ciel. Ils sont traditionnellement des temps forts de renouveau de la prière. Les sanctuaires sont pour les pèlerins en quête de leurs sources vives, des lieux exceptionnels pour vivre « en Église » les formes de la prière chrétienne ». (Catéchisme de l’Eglise catholique)
La Charte des pèlerinages, approuvée en 1981 par l’épiscopat français, précise bien le sens de la démarche des pèlerins :
Dans la tradition chrétienne, le pèlerinage a toujours eu le sens :
• d’un ressourcement dans la foi et la conscience ecclésiale
• d’une démarche de conversion personnelle et collective ;
• d’un temps de prière
et de pénitence ;
• d’une vie fraternelle.
Le pèlerinage, une aventure spirituelle

Le pèlerinage est un phénomène quasi universel : il représente à la fois un déplacement vers un lieu de dévotion et ce lieu même où l’on va à la rencontre « du mystère, du divin ».
Dans la tradition chrétienne, le pèlerinage a toujours eu le sens d’un ressourcement : dans la foi, la vie de l’Église et la vie fraternelle. Il peut-être aussi l’occasion d’une démarche de conversion personnelle et collective, d’un temps de prière et de pénitence.

La démarche du pèlerin


Partir

Faire un pèlerinage c’est évidemment partir de chez soi et refaire la démarche d’Abraham. Il s’agit de partir pour répondre à l’appel du Christ : « Viens et suis-moi ».
Partir en pèlerinage c’est se désinstaller et partir vers d’autres lieux, vers d’autres cieux, vers d’autres gens : c’est s’ouvrir à l’inconnu et à la nouveauté.
Partir n’est pas fuir : par peur des responsabilités et pour leur échapper. Partir c’est marquer une rupture avec les habitudes qui enferment, pour donner du champ et du recul et pour assouvir sa soif de découvrir autre chose

Cheminer

Cheminer est une démarche physique et spirituelle : l’investissement du corps entier, le désencombrement, au profit de l’essentiel, pour aller vers la rencontre de l’inconnu ; ce n’est pas uniquement cheminer intérieurement. La marche oblige à s’investir tout entier : non seulement avec le cœur mais aussi avec le corps. Et la foi ne nous vient pas seulement par la tête mais aussi par les mains, par les pieds…

Demeurer

Ce verbe rappelle que le pèlerin doit savoir rester dans le sanctuaire, dans l’écoute, la prière, et le silence. C’est là qu’il se ressource.
Le séjour dans le sanctuaire correspond à une quadruple préoccupation :
• prendre le temps de rompre avec l’agitation ambiante,
• écouter une parole et l’accueillir comme Parole de Dieu,
• évoquer et invoquer : évoquer la grande histoire du Salut, invoquer Celui dont on croit qu’Il est présent.
• faire déjà l’expérience du « repos » que l’on présente comme le terme de la route.

Repartir

Le pèlerinage est un moment important (moment de ressourcement et d’édification) mais il doit renvoyer au quotidien de la vie. En effet, le temps n’est pas encore venu pour le pèlerin de rester sur la montagne. Il lui faut redescendre comme ont dû le faire Pierre, Jacques et Jean après la Transfiguration.

Source : Les Fraternités Monastiques de Jérusalem- Mont Saint-Michel- Diocèse de Coutances et Avranches