Pèlerinage Fête de Sainte Marie-Madeleine

vendredi 15 juillet 2016
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Pèlerinage Sainte Marie-Madeleine
à La Sainte Baume et Saint-Maximin
Du 21 au 24 juillet 2016



Pour la fête de sainte Marie-Madeleine, le 22 juillet, le pèlerinage à la Sainte-Baume et à Saint-Maximin aura lieu du 21 au 24 juillet 2016.

« Mettons-nous à l’école de Marie-Madeleine. Etudions ses gestes, ses attitudes, son amour brûlant pour Jésus. Elle nous apprendra à nous approcher audacieusement du Christ, à l’aimer passionnément, à implorer sa miséricorde avec confiance, à l’adorer comme il le mérite, à le servir en premier pour mieux servir notre prochain ensuite. Celle qui a aimé au delà de la mort nous pousse à espérer contre toute espérance. »

« Celle qui a reçu la force de l’Esprit-Saint nous stimule à annoncer avec zèle et courage que Jésus est vraiment ressuscité. Il a vaincu la mort. Il est vivant pour toujours. Il nous ressuscitera pour être toujours avec lui. Plusieurs vérités de notre foi seront éclairées à partir de l’attitude de Marie-Madeleine auprès de Jésus, son Sauveur et Seigneur. »

Programme
  • 21 juillet 21h : Ouverture des fêtes

17h30 : Enseignement SE. Mgr David Macaire, archevêque (Martinique)
18h30 : Messe présidée par Mgr David Macaire
21h : Grande procession nocturne avec le grand reliquaire dans les rues de la ville

  • 22 juillet : Sainte Marie-Madeleine, fête liturgique, à la Sainte Baume

9h : Début de la procession (de l’hotellerie de la Ste Baume à la grotte)
11h : Messe à la Grotte présidée par SE Mgr Brugues
18h : Messe présidée par Mgr JP Ravotti (Basilique)
21h : Concert à la Basilique organisé par la mairie (entrée payante)

  • 23 juillet : Colloque sur Marie-Madeleine

Présidé par S.E. Mgr l’Archevêque Jean-Louis BRUGUES, directeur de la bibliothèque du Vatican

4 interventions : 4 approches différentes de la figure de Marie-Madeleine

9h-10h : Approche exégétique (études sur l’identification ou la distinction des maries dans l’évangile) : R.P. Renaud Silly, op, professeur d’exégèse à Toulouse.
10h-11h : Approche théologique (« Ecritures et Traditions » selon le Concile Vatican II (Dei Verbum) : S.E. Mgr Brugues
11h30 : Messe
14h-15h : Approche scientifique : compte rendu de la recherche et de l’analyse de la relique dite des ‘cheveux de Marie Madeleine’ par Dr Lucotte, scientifique de Paris, expert.
15h-16h : Libres propos sur Marie Madeleine dans la Tradition et l’art par le R.P. Benoit-Philippe Pekle, op.

  • 24 juillet : Les fêtes traditionnelles de Marie-Madeleine à St Maximin

10h30 : Messe Présidée par S.E. Mgr l’Archevêque Jean-Louis BRUGUES et chantée par les dominicains
13h : Apéritif sur le parvis de la Basilique, organisé par la mairie et l’association Santo Madaleno
16h : Vêpres solennelles avec panégyrique prêché par le P. Renaud Silly, op.
16h45 : Grande procession du reliquaire de Ste Marie Madeleine dans les rues de la ville.
18h : Fin

La prière à Marie-Madeleine d’un maître spirituel

(Source : Aleteia)

La sainte a désormais sa fête liturgique (comme les douze apôtres !). Mgr Javier Echevarria, prélat de l’Opus Dei lui rend un hommage magnifique :

« Celui qui désire vraiment servir l’Église, place avant tout son regard sur Jésus, le suit de près sur les chemins de la terre ». Tel est le principal enseignement de la vie de Marie-Madeleine selon Mgr Javier Echevarria, le prélat de l’Opus Dei (le successeur du bienheureux Alvaro Del Portillo à découvrir ici, Nldr). Alors qu’en cette année de la miséricorde un décret de la Congrégation du culte divin vient d’élever la mémoire de Marie Madeleine, le 22 juillet, au rang de fête dans le calendrier liturgique, Mgr Javier Echevarria revient sur la belle figure de celle que l’on appelle l’apôtre des apôtres.

Tout au long de l’année, la liturgie invite les chrétiens à se souvenir de quelques personnes qui suivaient le Christ. Faire mémoire des saints constitue une motivation pour redynamiser notre vie chrétienne, en regardant ceux, hommes ou femmes, qui par leur exemple et leur intercession, invitent le Peuple de Dieu à contempler l’avenir
« Celle qui aime profondément et qui veut aimer toujours plus »

Le Pape François, en cette année de la miséricorde, a voulu souligner la pertinence de la belle figure d’une disciple du Christ, Marie-Madeleine, en élevant sa mémoire à la qualité d’une fête liturgique. Avec une telle décision, le Saint Père désire que l’exemple de cette sainte disciple de Jésus soit plus présent dans la vie de piété de l’Église.

Marie-Madeleine intervient dans l’Évangile avec la force de celle qui aime profondément et veut aimer toujours plus. Dans les récits, il est dit que Jésus a expulsé sept démons, une affirmation qui peut se référer à des situations physiques ou morales douloureuses. En tout cas, la souffrance l’a conduit au Christ, et à partir de cet instant, elle n’a plus regardé en arrière. Elle comprit que son chemin n’avait seulement de sens qu’au service de Dieu et de ses frères. Libérée de ses maux passés, elle fait preuve à nos yeux de grandeur et de générosité quand, au pied de la Croix, elle nous offre une leçon de force ; puis près du tombeau du Crucifié, elle permet que l’espérance apparaisse au monde. Quelle grande disciple du Christ est Marie-Madeleine !

« Femme pourquoi pleures tu ? », lui demande le Christ, alors qu’elle s’approche du sépulcre pour embaumer son cadavre, le cherchant avec une passion sainte, avec persévérance.

  • « D’abord, elle ne reconnait pas le Maître… »

Comme le fondateur de l’Opus Dei l’a souvent fait remarquer, « sans Jésus, nous ne sommes pas bien ». En 1964, lors de la mémoire liturgique de cette femme, saint Josémaria fit son oraison personnelle devant le tabernacle et, en autres choses, il commenta : « Le sépulcre vide ! Marie-Madeleine pleure, déversant un torrent de larmes. Elle a besoin du Maître. Elle est venue là pour se consoler un peu auprès de Lui, pour Lui tenir compagnie, parce que sans le Seigneur, rien ne vaut plus la peine. Marie-Madeleine persévère dans la prière, Le cherche partout, ne pense plus qu’à Lui. Mes enfants, face à cette fidélité, Dieu ne résiste pas : pour que toi et moi, nous en tirions des conséquences ; pour que nous apprenions à aimer et à vraiment espérer ».

D’abord, elle ne reconnait pas le Maître. Mais elle persévère dans son désir de Le trouver. Seulement entendant son prénom, avec l’accent très personnel avec lequel Jésus s’adresse à chacun de nous, elle reconnait le Sauveur. À elle, la première des disciples qui vit le Ressuscité, fut confiée la première annonce de la résurrection : un message qui depuis n’a pas cessé d’être diffusé dans le monde entier. Une précieuse responsabilité qui incombe maintenant à chacun de nous. Combien de fois le Seigneur s’est il servi d’autres personnes pour nous appeler chacun de nous par notre prénom et nous communiquer aussi la mission de l’annoncer à d’autres ?
Les femmes de l’Évangile, Marie-Madeleine, Marthe et Marie de Béthanie, Jeanne, Suzanne et Salomé, servirent Jésus avec une loyauté dont les disciples ne firent pas toujours preuve. Elles accompagnèrent le Maître par les sentiers de la Palestine ou le logèrent dans leur foyer ; elles pleurèrent à ses côtés sur le chemin de Croix ; elles furent avec sa sainte mère Marie jusqu’au calvaire, et voulurent honorer le corps de Jésus lors de la sépulture …

  • « La vie de Marie-Madeleine représente un résumé de la biographie de chaque chrétien »

Aujourd’hui comme alors, la femme est appelée à contribuer à la mission de l’Église avec son intelligence, sa sensibilité et sa force, son zèle apostolique et son désir de servir, sa capacité d’initiative et sa générosité. Mais, par-dessus tout, elle peut contribuer, comme les autres fidèles chrétiens, avec sa sainteté personnelle. C’est l’enseignement primordial de la vie de Marie-Madeleine : celui qui désire vraiment servir l’Église, place avant tout son regard sur Jésus, le suit de près sur les chemins de la terre, avec une fidélité totale, y compris lorsque les autres fuient devant l’apparente victoire du mal.

Le 22 juillet prochain nous donne l’occasion de nous souvenir de la vie de Marie-Madeleine, qui représente un résumé de la biographie de chaque chrétien : commencer et recommencer avec humilité ; aimer le Christ ; lui confier le poids des ombres qui souvent obscurcissent le chemin ; servir les autres avec un zèle croissant, là où il nous est donné de vivre. L’humanité a besoin de tels femmes et hommes capables de recourir sans repos à la miséricorde divine, fidèles au pied de la Croix, attentifs à écouter, dans les tâches ordinaires de chaque journée, leur propre prénom, des lèvres du Ressuscité. »

Mgr Javier Echevarria, prélat de l’Opus Dei

La mémoire liturgique de Sainte-Marie Madeleine élevée au rang de fête

« La mémoire liturgique de Sainte-Marie Madeleine sera élevée au rang de fête dans le calendrier romain. La décision, voulue par le Pape François, est annoncée dans un décret de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements. Cette décision se situe dans le contexte ecclésial actuel qui impose une réflexion plus approfondie sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine.

Dans un commentaire publié par L’Osservatore Romano, le secrétaire de la Congrégation, Mgr Arthur Roche, rappelle que dans sa lettre apostolique Mulieris dignitatem, saint Jean-Paul II met en relief le rôle particulier de Marie de Magdala. Elle est la première à rencontrer le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres. C’est pour cela qu’on l’a même appelée « l’apôtre des Apôtres ».

Pour Jean-Paul II, cet événement est révélateur de la volonté du Christ de transmettre la vérité divine aux femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes. Le décret publié ce vendredi met donc en valeur l’importance des femmes dans la mission du Christ et de l’Eglise. Le Pape François, explique-t-on, a pris cette décision dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde pour souligner l’importance de cette femme, modèle authentique d’évangélisation, qui a tant aimé le Christ et que le Christ a tant aimée.

Lorsque Jésus lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père », c’est à toute l’Église que cette invitation s’adresse, pour qu’elle entre dans une expérience de foi capable de dépasser toute appropriation matérialiste et toute compréhension humaine du mystère divin. Ces mots ont une portée ecclésiale et constituent une leçon pour les disciples de Jésus afin qu’ils ne cherchent pas les certitudes humaines ou les titres mondains, mais la foi dans le Christ vivant et ressuscité. Voilà pourquoi la célébration liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la célébration des apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église. »

(CV-RF)

Source :
radio Vatican

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