Notre-Dame du Marillais

jeudi 11 juin 2015
par  Jean-François
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Pèlerinage des épouses et des mères de Nantes à
Notre-Dame du Marillais (Maine-et-Loire)
Du 12 au 14 juin 2015
« Marie, le Seigneur a réjoui le monde par ta bienheureuse Nativité ! Il t’a choisie pour Mère ! »



Le sanctuaire de Notre-Dame du Marillais, à la limite de Saint-Florent-le-Vieil, est, de longue date, un haut-lieu de pèlerinages et de spiritualité chrétienne.

Saint Florent et saint Maurille, deux disciples de saint Martin, vinrent en effet évangéliser la région des bords de Loire, depuis Nantes jusqu’en Anjou. Le premier s’arrêta à St-Florent-le-Vieil, le second à Chalonnes, où les angevins virent le quérir de devenir leur évêque.

C’est lors d’une de ses visites à saint Florent que la sainte Vierge apparut à saint Maurille, au confluent de l’Evre et de la Loire, pour lui demander de célébrer sa nativité. Signe du Ciel, cette apparition mariale eut lieu en l’an 430, soit un an avant que le concile d’Ephèse reconnaisse la Vierge Marie comme Mère de Dieu.

Ainsi, en ce lieu très saint, la sainte Vierge Marie s’est très tôt manifestée aux hommes pour leur dire qu’elle, Marie, est vraiment la Mère de Dieu et leur signifier le rôle éminent qu’elle, Marie, mère de Dieu, est appelée à exercer dans l’histoire des hommes et l’économie du Salut.

Ainsi, « En célébrant la Nativité de Marie Mère de Dieu, l’église reconnaît, selon l’expression du Père de Montfort, que Marie a trouvé grâce devant Dieu pour elle et pour le genre humain, qu’elle a eu le pouvoir d’incarner et mettre au monde la Sagesse éternelle et qu’il n’y a encore qu’elle qui, par l’opération du Saint Esprit, ait le pouvoir de l’incarner pour ainsi dire en tous ceux qui sont appelés à devenir les fils bien-aimés du Père par le Baptême » (Père Joseph Guégnard).

Ce pèlerinage de la cathédrale de Nantes à Notre-Dame du Marillais se situe dans la lignée de celui de Cotignac. Il permet aux femmes, mères et épouses, de marcher ensemble et de porter toutes leurs intentions de prières.

Accompagné par le Père Denis Bourget, il a cette année pour thème la parole de Jésus-Christ : « Qui me suit aura la lumière de la vie » (St Jean 8,12).
A noter que le pèlerinage des époux aura lieu du 2 au 5 juillet 2015.

Le sanctuaire de Notre-Dame du Marillais, érigé entre 1890 et 1913, est de grande beauté, avec sa tour carrée de 40 mètres de haut. Cette basilique recèle plusieurs souvenirs de l’histoire vendéenne, avec notamment le vitrail du « champ des Martyrs ».

L’apparition de Marie en 430, près de Saint-Florent-le-Vieil, et sa demande que soit célébrée sa Nativité fut le prélude à la décision prise l’année suivante, sur l’inspiration de l’Esprit Saint, par le concile d’Ephèse, reconnaissant à la Sainte Vierge sa nature de Mère de Dieu.

Elle est en relation étroite et intime avec le Message de Lourdes, délivré ultérieurement, le 25 mars 1858, par lequel la Vierge Marie dévoila sa nature d’Immaculée Conception : « Je suis l’Immaculée Conception ». Ce n’est pas sans raisons profondes que l’on a pu qualifier la France de « Royaume de Marie ».

Programme
  • Vendredi 12 juin 2015, bénédiction, envoi et départ de la cathédrale de Nantes vers 18h.

Court voyage en train,

Marche rythmée par des temps de prières, enseignements, chants, confessions et silence vers le sanctuaire de Notre Dame du Marillais (qui se situe près de St Florent le Vieil 49).

  • Dimanche 14 juin, accueil par les familles et la communauté

Messe dominicale à 11h

Bénédiction des pèlerines et fin de pèlerinage vers 14h

Parcours

pélé des époux

Inscriptions en ligne

pélé des époux

Informations

benedicte.combe@orange.fr

Tel : 06.83.52.97.61

Sites à consulter

Notre Dame du Marillais pèlerinage des épouses

pélé des époux

Prière à Notre-Dame du Marillais

Souviens-toi, Notre-Dame du Marillais,
Des merveilles que fit pour toi le Seigneur !
Souviens-toi des merveilles que, par toi,
veut faire pour nous le Seigneur !
Il a réjoui le monde par ta bienheureuse Nativité !
Il t’a choisie pour Mère !
Il te voulut près de sa Croix !
Il te fait partager sa Gloire !
Il écoute ta prière !
Offre-lui nos louanges et nos actions de grâce !
Présente-lui nos demandes !
Fais-nous vivre, comme toi,
dans l’amour de ton Fils, pour que son Règne vienne !
Et conduis tous les hommes à la Sources Vive
qui jaillit de son Cœur,
Répandant sur le monde
l’espérance et le salut, la justice et la paix !

AMEN

Le concile d’Ephèse en 431, troisième concile œcuménique : les deux natures, humaine et divine, sont unies en une seule Personne dans Jésus-Christ et la Sainte Vierge Marie est Mère de Dieu

1. La contemplation du mystère de la naissance du Sauveur a conduit le peuple chrétien à se tourner vers la Vierge sainte, non seulement en tant que Mère de Jésus mais aussi à la reconnaître Mère de Dieu. Cette vérité a été approfondie et comprise comme partie intégrante du patrimoine de la foi de l’Église dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, avant d’être solennellement proclamée par le Concile d’Éphèse en 431.

Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu, il devient évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu.

C’est un titre qui n’apparaît pas explicitement dans les textes évangéliques, bien qu’on y trouve « la Mère de Jésus » et qu’on y affirme qu’Il est Dieu (Jn 20, 28 ; cf. 5,18 ; 10, 30.33). Quoi qu’il en soit, Marie est présentée comme Mère de l’Emmanuel, qui signifie « Dieu avec nous » (cf. Mt 1, 22-23).

Dès le IIIe siècle, selon un ancien témoignage écrit, les chrétiens d’Egypte s’adressaient à Marie avec cette prière :

« Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve, et épargne nous tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie » (Liturgie des Heures).

Dans ce témoignage ancien, l’expression Theotokos, « Mère de Dieu », apparaît pour la première fois de manière explicite.

Dans la mythologie païenne, il arrivait souvent qu’une déesse fût présentée comme la mère d’un dieu. Zeus, par exemple, le dieu suprême, avait pour mère la déesse Rea. Ce contexte a peut-être facilité chez les chrétiens l’usage du titre « Theotokos », « Mère de Dieu » pour la mère de Jésus. Il faut remarquer cependant que ce titre n’existait pas, mais qu’il a été créé par les chrétiens pour exprimer une foi qui n’avait rien à voir avec la mythologie païenne, la foi dans la conception virginale, dans le sein de Marie, de Celui qui était depuis toujours le Verbe éternel de Dieu.

2. Au IVe siècle, l’expression Theotokos est désormais fréquemment utilisée en Orient et en Occident. La piété et la théologie font toujours davantage référence à cette expression qui est entrée maintenant dans le patrimoine de la foi de l’Église.
On peut donc comprendre le grand mouvement de protestation qui se créa au Ve siècle, quand Nestorius remit en question la légitimité du titre de « Mère de Dieu ». En effet, étant enclin à ne considérer Marie que comme Mère de l’homme Jésus, il soutenait que seule l’expression « Mère du Christ » était doctrinalement exacte. Nestorius était tombé dans cette erreur à cause de sa difficulté à reconnaître l’unité de la personne du Christ et à cause de sa fausse interprétation de la distinction entre les deux natures -divine et humaine- qui Lui sont propres.

Le Concile d’Éphèse, en 431, condamne ses thèses et, affirmant la subsistance de la nature divine et de la nature humaine dans l’unique personne du Fils, il proclama Marie Mère de Dieu.

3. Les difficultés et les objections de Nestorius nous donnent une bonne occasion de réfléchir pour comprendre et interpréter correctement ce titre. L’expression Theotokos, qui signifie littéralement « celle qui a engendré Dieu », peut surprendre à première vue ; en effet, on peut se poser la question de savoir comment une créature humaine engendre Dieu.

La réponse de la foi de l’Église est claire : la maternité divine de Marie se réfère uniquement à la génération humaine du Fils de Dieu et non, à l’inverse, à sa génération divine. Le Fils de Dieu a été, depuis toujours, engendré par Dieu le Père et il lui est consubstantiel. Dans cette génération éternelle, Marie n’a évidemment aucun rôle.

Cependant, le Fils de Dieu, il y a 2000 ans, a pris notre nature humaine et il a été alors conçu et enfanté par Marie.

En proclamant Marie « Mère de Dieu », l’Église veut, ainsi, affirmer qu’elle est la « Mère du Verbe incarné, qui est Dieu ». Sa maternité, pourtant, ne concerne pas toute la Trinité, mais uniquement la seconde Personne, le Fils qui, en s’incarnant, a pris d’elle la nature humaine.

La maternité est une relation de personne à personne : une mère n’est pas seulement mère du corps ou de la créature physique sortie de son sein, mais de la personne qu’elle enfante. Marie, ayant donc engendré selon la nature humaine la personne de Jésus, qui est une personne divine, est Mère de Dieu.

4. En proclamant Marie « Mère de Dieu », l’Église professe dans une même expression sa foi au sujet du Fils et de la Mère. Cette union apparaît déjà au Concile d’Ephèse ; avec la définition de la maternité divine de Marie, les Pères ont voulu mettre en évidence leur foi en la divinité du Christ.

Malgré les objections, anciennes et récentes, sur l’opportunité de reconnaître à Marie ce titre, les chrétiens de tous les temps, en interprétant correctement la signification de cette maternité, en ont fait une expression privilégiée de leur foi en la divinité du Christ et de leur amour pour la Vierge.

Dans la Theotokos, l’Église reconnaît :

- d’une part, la garantie de la réalité de l’Incarnation, car, comme l’affirme saint Augustin « Si la maternité n’est pas réelle, la chair n’est pas réelle non plus… ni les plaies lors de la Résurrection » (Tract. in Ev. bannis, 8, 6-7).

- D’autre part, elle contemple avec étonnement et elle célèbre avec vénération l’immense grandeur que confère à Marie Celui qui a voulu être son fils. L’expression « Mère de Dieu » s’adresse au Verbe de Dieu, qui, par l’Incarnation, a accepté l’humilité de la condition humaine pour élever l’homme à la filiation divine. Mais ce titre, à la lumière de la sublime dignité conférée à la Vierge de Nazareth, proclame cependant la noblesse de la femme et sa très haute vocation. En effet, Dieu considère Marie comme une personne libre et responsable et il ne réalise pas l’Incarnation de son Fils sans avoir obtenu au préalable son consentement.

Suivant l’exemple des premiers chrétiens de l’Égypte, les fidèles se confient à Celle qui, étant Mère de Dieu, peut obtenir de son divin Fils d’être libérés des dangers et d’accéder au salut éternel.

Pape saint Jean-Paul II,
Audience du mercredi 27 Novembre 1996 - traduction de l’Observatore romano.

Sites à consulter

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