Fontaine les Dijon – Abbaye de Citeaux

jeudi 14 juillet 2016
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Pèlerinage Fontaine les Dijon – Abbaye de Citeaux
Sur les pas de saint Bernard
les 20 et 21 août 2016



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Organisée par le diocèse de Dijon, la 5e édition du pèlerinage à pied sur les pas de Saint Bernard aura lieu cette année les samedi 20 août et dimanche 21 août 2016 entre Fontaine-les-Dijon, lieu de naissance de saint Bernard où fut érigée une basilique saint Bernard, et l’Abbaye de Cîteaux, abbaye mère fondatrice de plus de deux mille monastères, en France et dans tout l’occident chrétien, centre spirituel majeur qui influence profondément durant plus de sept siècles la vie spirituelle, économique et sociale de l’Occident chrétien.

Cet ordre monastique, caractérisé par une volonté de retour à une application plus stricte de la règle de saint Benoît, connut un développement remarquable, grâce à la spiritualité et l’élan missionnaire de saint Bernard de Clairvaux,

Cette année le Vicaire général a demandé à Don Etienne-Marie de Beauregard, de la Communauté Saint Martin, paroisse Saint Bernard de Dijon, d’assurer la préparation et l’animation spirituelle de ce pèlerinage.

L’encadrement des marches est assuré par les Associations jacquaires. Les marches s’effectuent en 2 jours, en 4 étapes, pour un total de 42 kms environ.

Programme
  • Samedi 20 août 2016 : marche Fontaine les Dijon : Chenove : 11 km Chenove – Gevrey-Chambertin 10 kms
  • Dimanche 21 août 2016 : Marche Gevrey-Chambertin –Gilly les Citeaux 7 km Gilly les Citeaux – Abbaye de Citeaux : 14 kms
Hébergement

L’hébergement n’étant pas organisé, chacun des participants doit (s’il le juge utile) le prévoir pour la nuit du samedi au dimanche.

Inscription

Voir le document en fichier joint, ci-dessous.

Saint Bernard, Abbé, Docteur de l’Eglise (✝ 1153)

A quoi pouvait rêver dans l’éclat de sa jeunesse le fils de Tescelin, chevalier du duc de Bourgogne, et de dame Aleth de Montbard, si bonne chrétienne ? de chasses ou de tournois ? de chants de guerre ou de galantes conquêtes ? En tous cas, certainement pas de vie monastique comme il en fera le choix à l’âge de vingt-trois ans. D’autant qu’il entraînait avec lui une trentaine de jeunes en quête d’absolu…

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Dès 1115, après trois années de vie monastique à Citeaux, Bernard est envoyé à Clairvaux pour y fonder l’abbaye dont il restera père-abbé jusqu’à sa mort. Mais loin de rester cloîtré il parcourt les routes d’Europe devenant, comme on a pu l’écrire, « la conscience de l’Église de son temps ». Il vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il vient prier souvent devant la statue de la Vierge qui se trouve maintenant à Notre-Dame de Paris.

Sa correspondance abondante avec des princes, des frères moines ou des jeunes gens qui requièrent son conseil ne l’empêche pas de se consacrer à la contemplation tout autant qu’à l’action directe dans la société de son temps. Infatigable fondateur, on le voit sur sa mule, traînant sur les routes d’Europe sa santé délabrée et son enthousiasme spirituel. Sa réforme monastique l’oppose à l’Ordre de Cluny dont il jugeait l’interprétation de la règle de saint Benoît trop accommodante. A sa mort, en 1153, ce sont trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes qui auront surgi du sol européen.

A lire : Le sens de la permanence du peuple juif pour saint Bernard - Abbaye de Cîteaux, Joël Regnard, ocso.

St Bernard vint dans notre région en provenance de l’abbaye de Cîteaux. Lassé de la richesse de cette dernière, il s’installa avec quelques frères moines dans des lieux retirés tels que Loc-Dieu, Sylvanès, Bonneval, Bonnecombe, Aubrac. (diocèse de Rodez en Aveyron - deux mille ans d’histoire)

« les cisterciens, en essor sous l’impulsion de Bernard de Clairvaux, s’implantent à Clermont et à Bellebranche (1152) puis à Fontaine-Daniel (1205) » (Les abbayes médiévales : essor et déclin de la vie monastique - diocèse de Laval)

Au cours de l’audience générale, le 21 octobre 2009, le Pape Benoît XVI a évoqué la figure de Bernard de Clairvaux (1090-1153), considéré comme le dernier Père de l’Église car il relança et rénova la théologie des Pères des premiers siècles. Né en Bourgogne, il entra à vingt ans au monastère de Citeaux, et le troisième abbé, saint Etienne Harding, l’envoya fonder en 1115 celui de Clairvaux, dont il devint l’abbé. Il « y introduisit une vie sobre et mesurée à tout point de vue, nourriture, habillement, bâtiments, tournée également vers l’assistance aux pauvres ». Ce fut le succès de Clairvaux, dont la communauté ne cessa de grandir et d’essaimer. « Bernard entretint une vaste correspondance et composa de nombreux sermons et traités. A partir de 1130, il s’intéressa aux graves problèmes qui affectaient l’Église et la papauté. Il combattit aussi l’hérésie cathare dont les fidèles dépréciaient le Créateur en méprisant la matière et le corps. Il condamna la montée de l’anti-sémitisme et défendit les juifs ».

Benoît XVI a ensuite indiqué que les aspects majeurs de la doctrine de saint Bernard regardaient Jésus et Marie. « S’il n’apporta pas d’orientations nouvelles à la recherche théologique, il s’est révélé être un théologien contemplatif et mystique » pour qui « la connaissance de Dieu est une expérience profondément personnelle du Christ et de son amour ». Ceci est valable pour tout chrétien car la foi est avant tout recherche de l’amitié de Jésus.

Bernard ne doutait pas non plus que l’on parvient à Jésus par Marie. Ainsi souligna-t-il « la place privilégiée de la Vierge dans l’économie du salut, due à la participation de la Mère au sacrifice du Fils ». Les réflexions de saint Bernard, a ajouté le Saint-Père, « interpellent justement, aujourd’hui encore, théologiens et croyants. Trop souvent on entend résoudre par la seule force de la raison les questions fondamentales sur Dieu, l’homme et le monde. En se fondant sur la Bible et les Pères, Bernard montre que sans une foi profonde, alimentée par la prière et la contemplation… toute réflexion sur les mystères de Dieu risque de n’être qu’un simple exercice intellectuel sans la moindre crédibilité. La théologie conduit à la science des saints, à leurs intuitions des mystères et à leur sagesse, don de l’Esprit, référence de toute pensée théologique… au final, le modèle le plus authentique du théologien et de l’évangélisateur est l’apôtre Jean, qui appuya sa tête sur le cœur du Maître ». (source : VIS 091021 410)

Mémoire de saint Bernard, abbé et docteur de l’Église. Né en Bourgogne, il entra à vingt-deux ans, avec trente compagnons, au monastère de Cîteaux, fonda ensuite, sur le territoire de Langres, le monastère de Clairvaux, dont il fut le premier abbé, dirigeant ses moines, avec sagesse et par son exemple, sur le chemin de la perfection. Il parcourut l’Europe pour rétablir la paix et l’unité et fut pour l’Église entière une lumière par ses écrits et ses conseils. Il mourut, épuisé, dans son monastère en 1153. »

Martyrologe romain

La spiritualité de saint Bernard, père de l’Eglise

« Dans l’un de ses derniers sermons sur le Cantique des Can-
tiques, aux approches de la fin de sa vie, Bernard de Clairvaux écri-
vait∞∞ :

L’amour se suffit à lui-même, il plaît par lui-même et pour lui-même.
Il est à lui-même son mérite, à lui-même sa récompense. L’amour ne
cherche hors de lui-même ni sa raison d’être ni son fruit. Son fruit,
c’est l’amour même. J’aime parce que j’aime, j’aime pour aimer∞∞ !
Quelle grande chose que l’amour, si du moins il remonte à Dieu, son
principe, s’il retourne à son origine, s’il reflue vers sa source, pour y
puiser toujours son jaillissement. De tous les mouvements de l’âme,
de ses sentiments, de ses affections, seul l’amour permet à la créature
de répondre à son Créateur, non pas certes d’égal à égal, mais tout de
même dans une réciprocité de ressemblance. […] Car dans son
amour, Dieu ne veut rien d’autre que d’être aimé. Il n’aime que pour
qu’on l’aime. Car il le sait∞∞ : ceux qui l’aiment trouvent précisément
dans cet amour la plénitude de la joie. Oui, quelle grande chose que
l’amour »

Sites à consulter

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Nominis Saint Bernard de Clairvaux


Documents joints

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