Pèlerinage du Précieux Sang
à Neuvy-Saint-Sépulchre (Bas-Berry, 36, Indre)
le lundi de Pâques 21 avril 2025
à Neuvy-Saint-Sépulchre (Bas-Berry, 36, Indre)
le lundi de Pâques 21 avril 2025
« Le Pèlerinage 2025 du Précieux Sang sera présidé le lundi de Pâques 21 avril 2025 par Mgr Celestino Migliore, Nonce Apostolique en France, entouré de nombreux prêtres du diocèse de Bourges.
Les Chevaliers du Saint-Sépulcre, dont la mission actuelle est d’aider les chrétiens de Palestine, seront symboliquement les gardiens de la relique, comme ils le sont de la couronne d’épines à Paris.
Le pèlerinage se déroulera en trois temps. Il débutera à 10h30 , dans la Basilique, dans une démarche pénitentielle, puis sera suivi du cortège qui sillonnera les rues du bourg.
La Parole de Dieu et l’Évangile de la Résurrection seront proclamés sur le parcours, suivis de l’homélie. La troisième fête de la messe (l’Eucharistie) se déroulera dans la Basilique, suivie de la vénération de la relique du Précieux Sang.
A 15h 30 , les vêpres concluront le pèlerinage. »
Paroisse de Neuvy-Saint-Sépulchre paroisseneuvy@free.fr Tél : 02 54 30 80 17
ou Marie-Thérèse Ampeau : 06 63 45 36 26 pmtampeau@gmail.com
En 1257, le cardinal Eudes de Châteauroux, légat du Pape et proche du roi Saint-Louis, fit parvenir trois gouttes du Précieux-Sang du Christ à l’église-collégiale de Neuvy-Saint-Sépulchre (bâtie aux XIe et XIIe siècles en copie de la rotonde de Jérusalem - mausolée édifiée sur son tombeau). Ces reliques comblaient en quelque sorte la double frustration qu’éprouvaient les pèlerins. Tout d’abord parce que, en raison de l’occupation des lieux saints par les musulmans (ce qui amènera les croisades), l’accès au Saint-Sépulcre de Jérusalem était devenu difficile. D’autre part parce que, pour un chrétien, le Christ étant ressuscité, il n’est pas possible de vénérer son corps absent (même s’il est présent dans l’eucharistie, sous forme de pain et de vin). La présence de ces reliques conféra dès lors à ce lieu une place privilégiée parmi les principales étapes du « chemin de Saint Jacques » vers Compostelle (une autre terre sainte), sur la route de Vézelay.
A l’origine, selon la volonté du cardinal Eudes, les reliques du Précieux-Sang n’étaient visibles que le vendredi Saint et le dimanche précédant la Saint-Denis. La procession, qui inscrit la liturgie dans l’espace, retrouve d’antiques usages médiévaux. L’assemblée, par ses déplacements, signifiait alors qu’elle marchait, à la suite du Christ, de l’ombre de la mort et du péché, vers la Lumière de la Résurrection.
Pour comprendre le culte du « Précieux - Sang », il est nécessaire de rappeler que son introduction à Neuvy au XIIIe siècle s’inscrit dans un contexte spirituel. Après avoir été synonyme de « résurrection » au IXe siècle, l’image du Saint-Sépulcre se référait alors au « tabernacle », lieu de vénération du « corps du Christ », avant, à la fin du Moyen-Âge, d’évoquer la mort et la mise au tombeau. Basée sur le corps et le sang du Christ, ce culte eucharistique se traduit par de nombreuses manifestations : introduction de l’élévation, pendant la messe, après la consécration ; adoration du Saint-Sacrement ; naissance de la Fête-Dieu etc. Des para-liturgies étaient aussi organisées, au cours comprenant, parfois, on « enterrait » le Saint-Sacrement le Vendredi Saint (en le descendant dans la crypte) pour le « dissuader » (le ressusciter) le jour de Pâques.
Lettre du Cardinal Eudes de Châteauroux
« Si les reliques des saints ont, comme le prouvent les miracles qu’elles opèrent, une si grande vertu qu’on doit leur rendre un culte honorifique, à combien à plus forte raison, sans aucune comparaison, les reliques du Saint des Saints, sans laquelle il n’y a point de saints, de qui tous les Saints reçoivent leur sainteté, doivent-elles être vénérées par-dessus toutes les autres reliques ! »


