L’Ascension à Saint-Antoine l’Abbaye

mardi 23 mai 2017


Pèlerinage de l’Ascension
à Saint-Antoine l’Abbaye
Le 25 mai 2017
« Goûtons la tendresse de Dieu »



Saint-Antoine l’Abbaye doit son pèlerinage et son abbaye aux reliques de saint Antoine rapportées de Constantinople durant les croisades, vers 1070, par Jocelyn, seigneur de l’Albenc, en Dauphiné, lors de son retour de pèlerinage en terre sainte d’Egypte. Dès lors, la construction d’une abbaye destinée à accueillir les précieuses reliques fut décidée.

En 1088, des moines bénédictins furent chargés de surveiller cette construction, en même temps qu’une maison de l’aumône, fondée par les frères hospitaliers, destinée à l’accueil et aux soins des pèlerins, des pauvres et des malades.

En ces temps sévissait alors le « Mal des Ardents », un empoisonnement du sang par un champignon parasite du seigle, alors partout présent en Europe et en Dauphiné. Cet empoisonnement entrainait de fortes brûlures que l’on compara alors aux souffrances de saint Antoine, violemment tourmenté par le diable.

Les pèlerinages à saint Antoine se multiplièrent et devinrent célèbres dans toute l’Europe. De plus, le village de la Motte-aux-Bois se trouve sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, allant de Genève à la Vallée du Rhône. Le village prit alors tout naturellement le nom de Saint-Antoine.

La confrérie créée fut rapidement transformée en ordre religieux, les Chanoines Hospitaliers de St Antoine.

Les miracles et guérisons qui y furent constatés entretinrent la réputation du pèlerinage durant tout le Moyen Âge.

L’abbaye, dont la construction débuta ainsi au XIIe siècle ne fut achevée qu’au XVe siècle. De style gothique, elle est inscrite au titre des monument historique, au sein d’un village lui-même classé parmi les plus beaux villages de France.

Les pèlerinages connurent un déclin après la découverte de la cause du « mal des ardents », le seigle ergoté. Mais le pèlerinage à saint Antoine, qui se fit ermite en Egypte, considéré comme le « père des moines », ne cessa pas. L’Eglise fête saint Antoine le Grand le 17 janvier, mais à Saint-Antoine l’Abbaye, il est fêté le jour de l’Ascension.

Le pèlerinage annuel à saint Antoine a donc lieu cette année le jeudi 25 mai 2017.

Cette journée de pèlerinage est présidée par Mgr Guy de Kerimel, évêque du diocèse de Grenoble-Vienne. « N’ayons pas peur de confier à Dieu nos fragilités ou celles d’un proche »

Programme

• 10h30 messe et procession des reliques de saint Antoine
verre de l’amitié et repas tiré des sacs

• 14h45 propositions de rencontre avec des laïcs ou un prêtre
partage de la Parole de Dieu et sacrement de réconciliation

• 16h45 vêpres

• 18h concert de l’ensemble médiéval Vox in Rama en partenariat avec le musée départemental de Saint Antoine

Saint Antoine le Grand

« Ermite en Egypte (251-356)

C’était un jeune homme riche, propriétaire terrien en Haute-Égypte.

Mais la question de son salut le tourmentait. Préoccupé par ce qu’il avait lu dans les Actes des Apôtres qui décrivent la première communauté chrétienne où tout était en commun, il entre dans une église.

Et c’est là qu’il entend l’Évangile du jeune homme riche. Il est saisi par la coïncidence : ce texte s’adresse à lui, pense-t-il, et aujourd’hui même. Il distribue sa fortune aux plus pauvres et se retire quelque temps après dans le désert de Nitrie, habitant un fort militaire abandonné.

Là, pendant plus de vingt ans, il subira les attaques du démon qui prend l’apparence de bêtes féroces ou sensuelles. Ce sont les célèbres tentations de saint Antoine.
Des disciples viennent le rejoindre et, pour eux, il organise une vie monastique en même temps qu’érémitique. C’est pourquoi il est considéré comme « le père des moines ».

Attentif à la vie contemporaine de l’Église, il se rend à Alexandrie pour soutenir les controverses contre les païens et les hérétiques ariens. Le père des moines s’éteint à 105 ans.

Plus que les faits merveilleux de sa vie, retenons ses paroles et les enseignements qu’il donnait à ses disciples : « Efforçons-nous, leur disait-il, de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c’est-à-dire la charité, la douceur et la justice… Les épreuves nous sont, en fait, profitables. Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé. »

Saint Antoine jouit très rapidement d’une grande popularité et devint le protecteur de nombreuses confréries et métiers. Certainement que son caractère de lutteur victorieux (dans la vie spirituelle), d’ascète qui vit de manière frustre et dépouillée dans la solitude, d’homme qui a changé de vie pour une vie nouvelle au service de Dieu, a de quoi largement toucher le légionnaire. (diocèse aux armées françaises)
A découvrir aussi Saint Antoine l’ermite (diocèse de Quimper et Léon)

Mémoire de saint Antoine, abbé. Après la mort de ses parents, accueillant les préceptes de l’Évangile, il distribua tous ses biens aux pauvres et se retira dans la solitude de la Thébaïde en Égypte, où il commença à mener une vie d’ascète. Il travailla aves zèle à fortifier l’Église en soutenant les confesseurs de la foi lors de la persécution de Dioclétien et en aidant saint Athanase contre les ariens. Il eut tellement de disciples qu’il est appelé père des moines. Il mourut en 356.

Martyrologe romain

Ne cédons pas à la tristesse comme si nous périssions. Confiance et joie, nous sommes sauvés ! »

Dans « Vie des Pères du Désert »

Sites à consulter

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